Pourquoi tu arrêtes le sport quand t'en as le plus besoin Par Major Mouvement


Salut Reader,

Il y a un paradoxe que je vois tout le temps chez mes patients, et que j'ai vécu moi-même.

C'est exactement dans les périodes où t'as le plus besoin de bouger que tu bouges le moins.

Et pendant longtemps, j'ai cru que c'était une question de volonté.
Que les gens qui s'arrêtaient de faire du sport quand ils étaient stressés manquaient juste de motivation, de discipline, de mental.

Faux. C'est de la physiologie.

Raison numéro 1 : ton corps en mode économie

Quand t'es stressé de façon chronique, ton système nerveux passe en mode survie. Et dans ce mode-là, il recalibre tout.
Y compris ta perception de l'effort.

Résultat : une séance objectivement identique à celle que tu faisais il y a trois semaines va te sembler deux fois plus dure.
Pas parce que t'es devenu moins bon.
Juste parce que ton cerveau majore le coût de tout.

Alors tu te poses dans ton canapé, tu regardes tes chaussures de sport dans le couloir, et tu te dis : "Franchement, je peux pas. Je suis trop crevé." Et c'est vrai, mais c'est ton système nerveux qui te raconte cette histoire, pas la réalité.

Raison numéro 2 : tu attends d'avoir de l'énergie pour bouger

Sauf que c'est l'inverse qui fonctionne.

L'énergie ne vient pas avant la séance. Elle vient pendant et après. C'est le mouvement qui crée l'énergie, pas l'énergie qui crée le mouvement.

Ce que j'invite à faire, c'est un tout petit tour de passe-passe mental. Quand tu es dans ton canapé et que l'idée d'aller t'entraîner te pèse, arrête de te projeter sur comment tu vas te sentir au début de la séance. Projette-toi sur comment tu vas te sentir à la fin.
Le boost d'endorphines, la tête un peu libérée, ce sentiment d'avoir tenu.

Ton corps connaît cette sensation. Il a juste besoin qu'on lui rappelle.

Raison numéro 3 : tu t'imposes le même standard qu'en période normale

Celui-là, je l'ai vécu de plein fouet.

Après la sortie de mon deuxième livre, j'ai traversé une période vraiment difficile. Séparation, semi-burnout, cabinet devenu trop lourd à gérer seul. Et j'arrivais plus à aller au jiu-jitsu brésilien, mon sport, celui qui me fait tenir.

Le problème, c'est que quand j'y allais quand même, je me faisais lessiver par des gens que je battais facilement quelques mois avant.
Des ceintures blanches qui me servaient de serpillière.

C'était dur. Vraiment dur. Et j'ai failli tout arrêter plusieurs fois.

Ce qui m'a sauvé, c'est de m'être dit : je peux être mauvais là maintenant et revenir ensuite. Ce n'est pas une régression permanente.
C'est juste où j'en suis à ce moment de ma vie.

Alors si t'es dans cette période, le message c'est pas "force-toi".
C'est : réduis la voilure. Fais moins, mais fais quelque chose.
Diminue l'intensité, diminue la durée, mais ne coupe pas complètement.

Parce que c'est pas en pleine tempête que tu sors toutes les voiles et que tu profites du calme plat.

Tiens bon.
Greg 😘

Mon Livre #3

Pour retrouver la forme, comprendre le stress
et vivre longtemps.

Podcast RÉALIGNÉ

Le podcast qui t'aide à être plus aligné dans ta tête, dans ton corps et avec le monde.

Archives - Se désabonner - Préférences - Courrier des lecteurs

1149 La Pyrénéenne, Labège, 31670

Major Mouvement

Read more from Major Mouvement

Salut Reader, On l'entend à toutes les sauces : “il faut manger anti-inflammatoire”. Mais concrètement, au-delà du slogan à la mode,ça veut dire quoi pour votre corps ? Avant de vider vos placards, il faut remettre les choses au clair : l’inflammation n’est pas un problème en soi. C’est un mécanisme normal, c'est même ce qui permet à votre corps de se réparer après une blessure ou une agression. Là où ça devient problématique... Le vrai souci, c'est quand l'inflammation devient chronique....

Salut Reader, Il y a quelques jours, j'ai posté une story en admettant que j'avais pris un peu de poids cet été. Ce que j'ai appelé : "Ma forme de loutre" Un peu moins de muscles, un peu plus de gras. Les retours ont été chaleureux. Beaucoup de : "T'es très bien comme ça""C'est important de lâcher prise parfois". Et c'est sincère, et c'est gentil, et j'entends tout ça. Mais ça m'a donné envie de partager quelque chose de plus honnête. Le regard des autres sur mon corps ?Ça m'effleure à peine....

Salut Reader, Je vais commencer par une bonne nouvelle. Non, t'es pas en train de vieillir.Non, t'es pas devenu cynique.Et non, c'est pas juste de la nostalgie de vieux con qui ditque c'était mieux avant. C'était mieux avant. Et j'ai enfin les arguments pour le dire. Voilà comment j'en suis arrivé là. Je rentrais d'un week-end chez ma chérie.Six heures de bouchons sur le retour, tout seul dans ma bagnole.Et dans les podcasts que j'ai enchaînés, je suis tombé sur un reportage de Quotidien...