C'est quoi les facteurs de risque Par Major Mouvement


Salut Reader,
​

Je vais te parler d’un concept qu’on entend partout sans jamais vraiment comprendre ce que ça veut dire ⤵️

Les facteurs de risque.

C’est comme l’anticyclone ou la dépression à la météo. Ça fait vingt ans que tu l’entends, tu hoches la tête, et au fond tu te dis quand même :

Mais ça veut dire quoi concrètement ?

Alors je vais te l’expliquer avec un exemple qui n’a rien à voir avec la santé.
Tu vas voir, ça va faire tilt.

Le bar

Imagine que tu es célibataire. Tu es dans un bar, et à vingt mètres de toi il y a quelqu’un qui te plaît.

Tu as vu suffisamment de films pour savoir comment ça se passe.
Petit verre à la main, petit clin d’œil.

↪️ Deux scénarios ↩️

Premier scénario : la personne te voit, te sourit, petit mouvement de tête qui dit viens me voir. Tu viens de recevoir des signaux clairs.
​Ton facteur de risque vient de chuter.

Deuxième scénario : la personne te voit, tourne la tête, et plonge dans son téléphone en appelant visiblement quelqu’un. Là aussi tu as reçu des signaux clairs. Sauf que ceux-là t’annoncent très exactement comment ça va se terminer si tu y vas quand même.

C’est ça, un facteur de risque. Ce n’est pas une interdiction.
​C’est une information.

Et surtout, ce qui compte, c’est l’accumulation. Un signal isolé ne dit pas grand chose. Trois ou quatre signaux qui vont dans le même sens, par contre, ça devient une sacrée indication.

Maintenant, ton dos

J’ai régulièrement des patients sportifs qui me demandent ce qui leur est interdit. Quel mouvement bannir, quel exercice NE PLUS JAMAIS FAIRE.

Et la réponse est presque toujours la même : RIEN n’est interdit en soi.
C’est la dose qui fait le poison.

Prends un exemple caricatural. Tu soulèves 210 kilos en soulevé de terre, sur un plateau instable, après deux nuits sans dormir, et avec la soirée de la veille encore dans les jambes.

Là, tu as accumulé quatre facteurs de risque d’un coup :
​- Surcharge,
- Instabilité,
- Fatigue,
- Alcool.

Maintenant, le même mouvement : 100 kilos que tu maîtrises déjà parfaitement, bonnes chaussures, bien dormi, bien mangé. Le geste est identique. Le risque n’a plus rien à voir.

Ce n’est pas le mouvement qui pose problème. C’est tout ce qu’il y a autour.

Le patient que je n’arrivais pas à comprendre

J’ai eu un patient qui faisait du street workout, et qui ne comprenait pas. Certaines séances se passaient parfaitement. D’autres, douleur immédiate, impossible de continuer.

Je lui demande quelle différence il voit entre les deux. Il me dit aucune. Les gestes sont quasiment les mêmes.

Alors on a déroulé la liste ensemble.
​
- Est-ce que tu t’échauffes à chaque fois ? Pas toujours.
- Est-ce que tu avais bien dormi la veille ? Pas toujours non plus.
- Bien mangé ?
- Est-ce que tu étais vraiment dans ta séance, ou est-ce que tu ressassais tes soucis pendant que tu t’entraînais ?
- Est-ce que tu es resté dans ta zone de confort, ou est-ce que tu es allé taper bien au-delà de tes capacités habituelles ?

Au bout de dix minutes, le tableau était limpide. Ce n’était jamais un facteur isolé qui le blessait. C’était toujours trois ou quatre qui s’empilaient le même jour.

Pris un par un, aucun de ces trucs ne va te mettre dans le mur. Empilés, ils finissent par faire craquer quelque chose.

Et donc, on fait quoi avec ça ?

Le vrai travail, ce n’est pas d’éliminer tous les risques. Ce serait absurde, et surtout tu ne progresserais jamais.

Le vrai travail, c’est d’apprendre à les repérer, de savoir lesquels pèsent le plus lourd, et de peser ce que tu as à gagner contre ce que tu as à perdre.

Face à une séance, une douleur, un nouveau geste :

Qu’est-ce que je risque ?

Une blessure, un surentraînement, trois semaines d’arrêt.

Et qu’est-ce que j’y gagne ?

De la progression, de la confiance, le plaisir d’avoir tenu.

Parfois la balance penche clairement d’un côté. Parfois non.
Mais au moins tu décides en connaissance de cause, au lieu de foncer tête baissée ou de t’interdire tout par précaution.

Et pour le bar, c’est pareil. Qu’est-ce que tu risques en y allant ? De te prendre un râteau. Mais si tu n’y vas jamais, tu peux être certain d’une chose :

Il ne se passera rien.

Une dernière chose, une phrase que j’ai vue passer chez Squat University et qui résume tout :

Entraîne ce que tu peux entraîner, répare ce que tu peux réparer. Et pas l’inverse.

Allez, salut.
Greg 😘

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