J’ai une nouvelle qui va peut-être te soulager : Vraiment. Ce n’est pas le fait d’être avachi qui pose problème. C’est le fait de rester dans la même position pendant six heures d’affilée. Ton corps n’est pas fait pour tenir une position. Il est fait pour bouger. Et quand tu passes tes journées assis, il y a toute une série de mouvements que tu ne fais tout simplement plus jamais : l’extension, la rotation, l’inclinaison. Tes articulations ont des amplitudes dont elles ne se servent plus, et c’est exactement ça qui finit par coincer. Donc la solution, ce n’est pas de trouver la position parfaite. C’est d’aller visiter régulièrement tout ce que tu ne fais plus. Voilà trois exercices que tu peux faire assis à ton bureau. 1. Libérer le flancTu poses le pied au niveau de la hanche opposée. Déjà là, pour certains, ça va bien picoter au niveau des fessiers, et c’est bon signe. Et de cette position, tu vas chercher l’étirement sur le côté. Dix fois d’un côté, dix fois de l’autre. Ce que je fais d’un côté, je le fais toujours de l’autre, Vérifie quand même que tu n’es pas en open space avant de commencer. 2. L’extension thoraciqueCelui-là, c’est un de mes préférés, parce qu’il a l’air facile et qu’il est en réalité bien chaud. Pieds bien plantés au sol, mains devant la tête, coudes vers l’avant, comme si tu étais en pleine réflexion sur un dossier compliqué. D’ailleurs si ça peut t’aider, fais semblant de réfléchir, personne n’y verra que du feu. Maintenant, attention au piège. Je ne te demande pas de soulever les coudes. Ça, c’est de l’élévation des bras, et ça n’a aucun intérêt ici. Ce que je veux, c’est que tu ailles chercher l’extension dans le haut du dos, au niveau thoracique. Les coudes bougent, mais c’est une conséquence, pas le but. Dix répétitions. Et tu vas remarquer un truc : ça coupe un peu la respiration. C’est normal, tu viens de mettre le diaphragme en tension. Si tu veux t’amuser un peu, tu peux combiner. Extension, puis rotation, puis inclinaison. Là tu fais le tour complet de ce que ta colonne sait faire et que tu ne lui demandes jamais. 3. Le suricateLes deux premiers servaient à gagner en mobilité. Toujours assis, tu ouvres les mains vers l’extérieur, tu fixes les omoplates dans le dos, et tu regardes le plus haut possible, comme un suricate qui surveille les environs du fond de la forêt. Tu engages ainsi toute la chaîne postérieure, celle qui devient franchement hypotonique quand on reste assis toute la journée. C’est le muscle qui te tient droit sans que tu y penses, et c’est précisément celui que la position assise met au chômage technique. Trois minutes. C’est tout ce que ça demande. À faire une ou deux fois dans la journée, idéalement quand tu sens que tu commences à t’enraidir. Et retiens surtout le principe : Allez, salut les suricates. Greg 😘 Pour aller plus loin : Je te montre les trois exercices en vidéo, c’est beaucoup plus parlant que du texte. C’est juste là ⬇️
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